Count to Ten

by Joyliner

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about

Haw ! Haw ! Echappé d'une fissure de l'eleven space, cette chronique d'un nouvel album de Joyliner (vers 2025?) révèle antespectivement de façon saisissoire l'impact de Count To Ten sur nos futuroporains !

... un bourdon d'apocalypse ... « Ten Then » ... s'affiche sur le polyèdre de mon Agoraphone ... je snappe pour pulser les détails et ... hm, j'avais reconnu déjà ... JOYLINER. Encore de ce monde ? ... la vaxe ... c'est vrai aussi que les derniers ZP du quatuor n'ont pas laissé un souvenir impérissable. On se prenait à douter qu'il s'agissait bien des phénomènes auxquels on doit le fabuleux « Count to Ten » - 2015 – l'album phare – le creuset de la Fiction Punk et de tous ces groupes de Stuck Sound qui sont sortis après. Des artistes majeurs comme les Planet Waves, Familiar Mismatch ou les Mory Flam, continuent d'évoquer "see what sticks" comme une révélation. Jusqu'à Oakland, l'imposant Geoffrey Lounge va répétant qu'il n'aurait jamais su écrire « flue over » s'il n'avait entendu the Fields un matin dans la cuisine de sa girlfriend de l'époque – Janet B. Plan quand même, excusez du peu.

Laissons venir le premier titre de ce nouvel opus : âpreté rythmique, détonitruance, claquement de monocorde, l'auto-hommage, le retour aux sources est assez évident, ils essaient de nous refaire le coup de ClearCut : qui faisait l'ouverture du « Count to Ten ». A little bit easy, ... yop ... mais imparable quand même, ne boudons pas le plaisir, il y en pas eu tant que ça ... Depuis 2017 quand « Scratch Back » apparut tout juste comme un honnête sequel, ce qui était un peu injuste, et ça n'a pas contribué à apaiser les dissensions qui commençaient à ravager le gang. On les a vu se précipiter dans les pièges les plus grumeleux. Les projets pharaoniques d'abord, comme cette quadrilogie du Ringing , donnée en plein air avec l'Orchestral Polype de Rotterdam, dirigé par Youri Welcom, le frère de Handy qui avait lui-même assuré l'orchestration du titre, sans doute le plus ambitieux et raffiné du « Count to Ten » . La méprise était totale. Ils auraient pu jouer ça sur la banquise que l'accueil n'aurait pu être plus glacial. Ce fut le début des doutes, le rébus de la déroute, et des barbus dans la soute.

La bande s'essaya sur une voie plus radicale, en s'associant au mouvement anti-numérique naissant, et dont « gaslight » est devenu l'hymne le plus repris dans les manifs. Le résultat, ce fut le troublant « No Digit At All », en duo avec Kill Octet. On embarqua aussi un temps Mezzo dans l'expérience et la promo de la cover a été l'occasion de performances mémorables, les fans enragés se pressant pour polycopier les dessins du maître et les étaler à la Cléopatra sur des pochettes en kraft. Mais pour ce qui est du son et des textes, quand on réécoute ça avec les gamins d'aujourd'hui, qui se borgent un bio-ordi dans le lobe à la puberté, c'est devenu parfaitement incompréhensible. Leur tentative de production fut encore plus calamiteuse : pourquoi apporter la caution des auteurs de Connected à ces groupes de French Wood Core, comme les Commissions Cérébrales ou les Sept Albigeois, aux antipodes de leur univers... Sans doute une sorte de catharsis. Si au moins les StreamFM pouvaient s'abstenir de diffuser en boucle sur les quais des autorails ces désolantes reprises édulcorées de How much, expurgées des secousses scientismiques qui faisaient le sel de la version originale.

Le groupe a continué çà et là de se retrouver sur quelques compils et pour quelques compos discutables, l'unité maintenue par un Jeepy affable, et un peu désorienté par l'accueil mitigé donné à ses projets graphiques du « Closed Museum » Alors peut-on écouter le nouveau Joyliner aujourd'hui ? La première bonne idée est d'avoir repris l'intransigeant chemin de la boîte noire : pas de soli jazzy, d'intermèdes techno-soul, Foin de ces poses rock qu'ils pourfendirent. Dix nouveaux titres calibrés pour réconcilier le public des dernières heures, et les quelques rares fans des débuts qui n'ont pas oublié ces fosses clairsemées au soir des performances du temps de « roadkill » et « nail ». On dit qu'ils étaient peu nombreux mais on connaît la légende tenace: tous, le lendemain, savaient qu'ils ne fonderaient jamais de start-up internet.

Wemond Briket

credits

released October 9, 2015

Enregistré en novembre 2013 et avril 2014, mixé et produit par Peter Deimel, Studio Black Box. Master : Jean-Pierre Chalbos et Mathieu Bameulle, La Source Mastering. Illustrations et maquette: Mezzo et Nic.

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Joyliner Paris, France

JOYLINER * N'est plus un quintet de lycéens depuis 1956 * ne fait plus d'électro depuis 1967 * Ne compose plus démocratiquement depuis1978 * N'enregistre plus sur un PC à la maison depuis 1989 * Ne qualifie plus leur musique de pop core depuis 2000 * Aime les refrains mais fait parfois sans depuis 2011 * JOYLINER * ne défend plus la « Climax On Eleven Theory » depuis 1945. ... more

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